Believing in one’s sources is not enough! This is the premise on which historians, art historians, and anthropologists agree. Cross-referencing sources allows for contextualization and helps avoid many pitfalls. For the anthropologist, “taking a critical look at our sources, whatever they may be, allows us to start from an established fact and formulate hypotheses.” The act of restoring a work of art or a building is a deliberate choice. “To restore is to destroy in order to reconstruct a state; it is not a neutral intervention,” explains the art historian.
As for the historian, they must navigate between myth, legend, and genuine historical fact. The shell of good King Henry is a perfect illustration of this. While an inventory of the Albret court in 1561-1562 does indeed mention a tortoise shell, it likely belonged to the cabinet of curiosities, which was very popular at the time. “The chamber as we know it today was recreated in 1822. Flags with fleurs-de-lis, a helmet, and wooden spears—everything harks back to the king’s warlike past. It’s like a parallel with Caesar.” Between legend and history, what is there left to believe?
Thanks to Viviane Delpech, Mathilde Lamothe, and Dénes Harai for ‘launching’ and participating with me in the 6th annual Les Idées mènent le Monde (themed “What is there left to believe in?”) on November 22nd, 2019 at the Palais Beaumont in Pau.
Croire en ses sources ne suffit pas ! Tel est le postulat sur lequel historiens, historiens de l’art et anthropologues s’entendent. Croiser ses sources permet de contextualiser et éviter de nombreux pièges. Pour l’anthropologue, « avoir un regard critique sur nos sources, quelles qu’elles soient, permet de partir d’un fait avéré pour émettre des hypothèses ». L’acte de restauration, d’une œuvre, d’un bâtiment, est un parti pris. « Restaurer c’est détruire pour recomposer un état, ce n’est pas une intervention neutre » précise l’historien de l’art.
Quant à l’historien, il lui faut naviguer entre mythe, légende ou véritable fait historique. La carapace du bon roi Henri en est une parfaite illustration. Si un inventaire de la cour d’Albret, en 1561-1562, fait bien état d’une carapace de tortue, celle-ci appartient probablement au cabinet de curiosités, très prisé à cette époque. « La chambre telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été reconstituée en 1822. Drapeaux avec fleurs de lys, casque et lances de bois, tout ramène au passé guerrier du roi. Comme un parallèle avec César ». Entre légende et histoire, en quoi croire encore ?
Merci à Viviane Delpech, Mathilde Lamothe et Dénes Harai d’avoir « lancé » et participé à la 6e édition des Idées mènent le Monde (sur le thème « En quoi croire encore ? ») le 22 novembre 2019 au Palais Beaumont à Pau.
